Destination France - La France a de l'avenir 11/12

Société



Destination France - La France a de l'avenir 11/12

C'est aussi l'attractivité de cette « chère vieille France » qui explique le fait que notre pays détient la première place mondiale dans l'industrie du tourisme avec près de 82 millions d'arrivées de touristes internationaux, en croissance de 4 % par an depuis 2005.

Contrairement à ce que croit notre président de la République, ce n'est pas l'industrie automobile qui est le premier employeur de France, mais le tourisme, qui assure un excédent de la balance des services de plus de 10 milliards d'euros, emploie près de 2 millions de salariés et pourrait créer entre 300 000 et 600 000 emplois supplémentaires.

A condition toutefois de tout faire pour valoriser la « marque » France et assurer à l'étranger la promotion d'une histoire, d'un patrimoine, d'une gastronomie et d'une variété de paysages exceptionnels.

Avec 8,3 millions de visiteurs en 2006, le Louvre est le deuxième musée le plus visité au monde, derrière le National Air and Space Museum de Washington et devant le British Museum.

Le Centre Pompidou est le musée d'art contemporain le plus fréquenté de la planète.

La France possède sur son territoire plus de 30 sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, contre 40 sites en Italie, qui occupe la première place.

Dans les vingt prochaines années, on estime à 1 million le nombre de Chinois qui se rendront en France, des touristes qui sont parmi les plus dépensiers au monde.


Paris est aujourd'hui la première place mondiale pour l'organisation des foires, congrès et Salons internationaux (294 en 2006 avec plus de 50 000 emplois). Un tourisme d'affaires hautement rémunérateur qui représente aujourd'hui 40 % de l'occupation hôtelière de la région Ile-de-France et entre 25 et 33 % du chiffre d'affaires global du secteur tourisme de la région.

A Cannes, les 500 000 congressistes recensés chaque année pèsent en chiffre d'affaires plus que les 2 millions de touristes estivaux. La ville estime à 830 millions d'euros les recettes de cette activité congrès (354 millions à Lyon et 157 à Bordeaux), qui est susceptible de mobiliser 16 500 emplois, dont 3 000 ne sont pas pourvus.

L'exemple récent de Marseille, qui a favorisé le développement de flux aériens supplémentaires, est éloquent : 1,5 million de voyageurs internationaux nouveaux en seulement une année.

Autant d'atouts pour la France qui ne figurent pas dans le plan de relance.